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~ DES DÉFINITIONS ~

« Une approche participative préconise une implication active du public aux processus décisionnels, le public concerné dépendant du sujet abordé. Il peut regrouper des citoyens lambda, les parties prenantes d’un projet ou d’une politique en particulier, des experts et même des membres du gouvernement ou des entreprises privées. En règle générale, les processus décisionnels peuvent être perçus comme un cycle en trois étapes comprenant la planification, la mise en oeuvre et l’évaluation ; l’approche participative peut être utilisée dans toutes ces étapes ou pour certaines d’entre elles.

On distingue différents niveaux de participation selon que l’objectif est : la transmission d’informations (unidirectionnelle) ; la consultation (bidirectionnelle, mais la partie consultante délimite la question) ; la participation active, fondée sur un partenariat dans lequel les citoyens, les parties prenantes, les experts et/ou les politiciens participent activement à un débat. Toutes les parties impliquées peuvent délimiter la question dans une plus ou moins grande mesure.

[…]La participation aux processus participatifs développe également les capacités du public en l’(in)formant et en créant des réseaux de personnes qui peuvent continuer à aborder les questions politiques lorsqu’elles évoluent. Toutefois, le public n’est pas le seul qui ait besoin d’apprendre. Le meilleur moyen pour les décideurs de savoir comment améliorer leurs ‘produits et services’ est de recevoir un feed-back direct des usagers. Plutôt que d’agir d’abord, puis de corriger, il est plus efficace que les utilisateurs finaux soient impliqués d’emblée dans la conception et la planification. »

Slocum Nikk, Elliott Janice, Heesterbeek Sara, Lukensmeyer Carolyn L. Méthodes participatives : un guide pour l’utilisateur. Bruxelles : Fondation Roi Baudoin, 2006, 204 p. 


« Les politiques d’action sociale, médico-sociale et de santé se sont fixées pour objectif, depuis plus de vingt ans, de placer la personne ou sa famille dans une position décisionnelle sur tous les projets et les dispositifs qui la concernent, afin d’en faire les sujets plutôt que les objets des interventions sociales et médicales. Cette évolution majeure des politiques publiques s’est fondée sur le « modèle de la participation sociale » qui revendique de faire de tout individu, y compris celui qui a un désavantage, un acteur de sa propre vie comme du corps social.
La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, qui « concerne toutes les personnes en situation de fragilité : personnes âgées dépendantes, handicapés, jeunes en difficulté, personnes en situation d’exclusion en est une bonne illustration. Elle part du principe que les services et établissements sociaux et médico-sociaux doivent être un moyen de développer les opportunités, l’autonomie et la participation sociale de tout membre de la société, afin qu’il ait les mêmes chances d’appartenir et de participer à la vie collective, indépendamment de ses particularités sociales ou de ses incapacités.
»

Demoustier Séverine, Priou Johan. Les lois de 2002 et la participation des usagers dix ans après. Contraste 2013 ; 1 (37) : pp. 73 à 92. En ligne : https://www.cairn.info/revue-contraste-2013-1-page-73.htm#no3


« Étymologiquement, la notion de participation désigne le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications. La participation des personnes en situation de pauvreté est ainsi depuis longtemps une aspiration croissante qui tend à reconnaître aux personnes les plus défavorisées leur droit à s’exprimer, à exister et à être écoutées en tant que personnes à part entière au sein de la société. […] Cependant, la participation peut prendre différentes formes et ses enjeux sont divers. […] Quatre stades de la participation sont souvent identifiés : la communication ou l’information ; la consultation, qui introduit l’idée de débat ; la concertation ou la participation effective qui débouche sur une élaboration conjointe ; et enfin la codécision qui implique un réel partage. »

Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Recommandations pour améliorer la participation des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques. Paris : CNLE, 2011, 66 p. En ligne : https://www.cnle.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_edite_version_numerique.pdf

 

~ DES ILLUSTRATIONS ~