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~ DES DÉFINITIONS ~

« Processus par lequel une personne accroît son pouvoir sur les décisions et les actions qui influent sur sa santé. L’empowerment, qui peut être un processus social, culturel, psychologique ou politique, permet aux individus et aux groupes sociaux d’exprimer leurs besoins et leurs préoccupations, d’élaborer des stratégies de participation à la prise de décisions et d’intervenir sur les plans politiques, social et culturel pour combler leurs besoins. »

Compétences essentielles en santé publique au Canada. Québec : Agence de la santé publique au Canada, 2008, p. 11 (Amélioration des compétences en santé publique). En ligne : http://www.phac-aspc.gc.ca/php-psp/ccph-cesp/pdfs/cc-manual-fra090407.pdf


« On recense généralement plusieurs typologies d’empowerment. L’une des plus connues, proposée par William Ninacs, identifie trois types d’empowerment :

• l’empowerment individuel comporte quatre composantes essentielles : la participation, la compétence, l’estime de soi et la conscience critique. Dans leur ensemble et par leur interaction, elles permettent le passage d’un état sans pouvoir d’agir à un autre où l’individu est capable d’agir en fonction de ses propres choix ;

• l’empowerment communautaire renvoie à un état où la communauté est capable d’agir en fonction de ses propres choix et où elle favorise le développement du pouvoir d’agir de ses membres. La participation, les compétences, la communication et le capital communautaire sont les quatre plans sur lequel il se déroule. L’empowerment individuel contribue à réaliser celui de la communauté ;

• l’empowerment organisationnel, qui correspond aux deux fonctions d’une organisation sur le plan du développement du pouvoir d’agir : d’une part, elle sert de lieu d’empowerment pour les personnes qui y participent, et revêt en ce sens une fonction d’empowerment communautaire ; d’autre part, le cheminement permettant à l’organisation de développer son propre pouvoir d’agir constitue sa deuxième fonction. Ce cheminement s’exécute sur quatre plans en interaction : la participation, les compétences, la reconnaissance et la conscience critique. À l’instar du pouvoir d’agir des individus qui contribue à réaliser celui de la communauté, c’est-à-dire l’empowerment communautaire, l’empowerment des organisations en fait autant.

L’approche basée sur l’empowerment apporte des pistes pour lutter contre les inégalités mais ne constitue pas la solution miracle. Une des dérives que cette approche peut entraîner serait une surresponsabilisation des individus permettant aux structures étatiques dépassées par les problèmes sociaux de se déresponsabiliser. Le rôle du professionnel est d’aménager un contexte favorable à la prise de conscience par l’individu et la communauté de ces facteurs structurels les dépassant et de les outiller pour appuyer un changement. Aussi, rien ne garantit qu’une personne, une organisation ou même une communauté empowered (en pleine possession de son pouvoir d’agir) agira d’une façon qui contribuera au développement de son milieu ou de ses membres, selon le cas. »

L'empowerment. Bruxelles : Cultures & santé absl, 2014, 27 p. En ligne : http://cultures-sante.be/component/phocadownload/category/3-pdf-ep-2009.html?download=22:dt-lempowerment

 

~ DES ILLUSTRATIONS ~

 

Illustrations Empowerment

 

Être acteur de santé [Vidéo]. Laxou : Ireps Grand-Est, 2018. En ligne : https://www.ireps-grandest.fr/index.php/content_page/item/162-video-etre-acteur-de-sa-sante

Schéma Emporwerment

Fayn Marie-George, Des Garets Véronique, Rivière Arnaud. Mieux comprendre le processus d’empowerment du patient. Recherches en Sciences de Gestion-Management 2017 ; 199 : 18 p. En ligne : https://www.reseau-chu.org/fileadmin/reseau-chu/2019/ISEOR_1542_ARTICLE_1_MIEUX_COMPRENDRE_LE_PROCESSUS_D_EMPOWERMENT.pdf