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~ DES DÉFINITIONS ~

« L’éducation pour la santé comprend la création délibérée de possibilités d’apprendre grâce à une forme de communication visant à améliorer les compétences en matière de santé, ce qui comprend l’amélioration des connaissances et la transmission d’aptitudes utiles dans la vie, qui favorisent la santé des individus et des communautés. L’éducation pour la santé concerne non seulement la communication d’informations, mais également le développement de la motivation, des compétences et de la confiance en soi nécessaires pour agir en vue d’améliorer sa santé. L’éducation pour la santé comprend la communication d’informations concernant les conditions sociales, économiques et environnementales de base qui ont des effets sur la santé, ainsi que sur les différents facteurs de risque et comportements à risque, et sur l’utilisation du système de santé. En conséquence, l’éducation pour la santé peut consister à communiquer des informations et à transmettre des aptitudes, ce qui démontre la faisabilité politique et les possibilités organisationnelles de différentes formes d’action visant à agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé. »

Nutbeam Don. Glossaire de la promotion de la santé. Genève : Organisation mondiale de la santé, 1999, p. 6. En ligne : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/67245/WHO_HPR_HEP_98.1_fre.pdf


« L’éducation pour la santé n’est pas synonyme d’information pour la santé. Une bonne information est certes un aspect fondamental de l’éducation pour la santé mais celle-ci doit aussi s’attaquer aux autres facteurs qui infléchissent le comportement vis-à-vis de la santé comme les ressources disponibles, l’efficacité du leadership communautaire, le soutien social apporté par la famille et le degré d’aptitude à agir par soi-même. C’est pourquoi l’éducation pour la santé se sert de diverses méthodes pour aider les gens à appréhender la situation dans laquelle ils se trouvent et à choisir les mesures propres à améliorer leur santé. L’éducation pour la santé ne remplit pleinement sa fonction que si elle encourage les gens à participer et à choisir eux-mêmes. Ainsi, ce n’est pas faire de l’éducation pour la santé que dire simplement d’adopter un comportement favorable à la santé. »

L’éducation pour la santé : manuel d’éducation pour la santé dans l’optique des soins de santé primaire. Genève : Organisation mondiale de la santé, 1990, p. 23. En ligne : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/36961/9242542253_fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y


« Une action exercée sur un sujet ou sur un groupe de sujets, action acceptée et même recherchée par eux, en vue de modifier profondément leurs manières de penser, de sentir et d'agir, de manière à développer au maximum leurs capacités de vivre, individuellement et collectivement, en équilibre avec leur environnement physique, biologique et socio-culturel. Dans le sens le plus large, l'éducation pour la santé est une éducation à la vie, des individus et des groupes humains, elle est l'apprentissage des façons dont nous pourrions rendre plus positives, nos relations avec tout ce qui se trouve dans notre environnement, ainsi que des manières dont nous pourrions améliorer le fonctionnement de notre propre organisme. »

Castillo F. Le chemin des écoliers : l'éducation pour la santé en milieu scolaire. Bruxelles : De Boeck, 1987, pp. 23-25 (Savoirs & santé)


« L’éducation pour la santé, composante de l’éducation générale, ne dissocie pas les dimensions biologiques, psychologique, sociale et culturelle de la santé. Elle a but que chaque citoyen acquière tout au long de sa vie les compétences et les moyens qui lui permettront de promouvoir sa santé et sa qualité de vie ainsi que celles de la collectivité. A ce titre l’éducation pour la santé est une mission de service public intégrée au système de santé et au système d’éducation. Elle doit donc bénéficier de modalités d’organisation et de niveaux de financement appropriés. Elle s’adresse à la population dans toute sa diversité avec le souci d’être accessible à chacun. Elle informe et interpelle aussi tous ceux qui, par leur profession ou leur mandat, exercent une influence sur la santé de la population, au travers des décisions qu’ils prennent ou des conduites qu’ils adoptent. »

Plan national d’éducation pour la santé (PNEPS). Paris : Ministère de l’emploi et de la solidarité, 2001, 23 p.


« Éduquer des personnes pour la santé, c'est, compte tenu des compétences acquises et potentielles de ces personnes, mettre en œuvre les informations, formations et apprentissages nécessaires pour que ces personnes soient aptes à discerner (savoir) et à adopter (savoir-être et savoir-faire) pour elles-mêmes et pour ceux dont elles sont responsables les attitudes et comportements requis en vue de promouvoir un bien-être physique, psychologique et social durable ; prévenir les risques de maladies et d'accidents ; et réduire les invalidités fonctionnelles. »

Piette Danièle, Schleiper A. Développement des programmes de formation en éducation pour la santé : description et analyse des approches et des actions dans la Communauté française. Charleroi : Centre universitaire, 1985


« L'éducation pour la santé s'adresse à la personne dans sa globalité, mobilise savoirs, croyances, comportement, interactions avec l'environnement tant physique qu’humain non pour dire ce qu'il faut faire, mais pour que cette personne ait la capacité de choisir autant que possible, ce qu'elle estime le plus favorable à sa santé et à celle des autres. »

Larue R, Fortin J, Michard JL. École et santé : le pari de l'éducation. Paris : Hachette, 2000 (Enjeux du système éducatif)


« L'éducation pour la santé, pour nous, est un acte d'accompagnement de l'homme pris dans ses trois dimensions : de sujet individuel désirant et contradictoire, de sujet inséré dans une culture qui le modèle et le contraint, de sujet politique, collectivement responsable et tout à la fois dépossède des choix de société qui conditionnent la qualité de la vie. »

Lecorps Philippe. Actes du colloque du Comité des Yvelines. Versailles : CYES, 1989, p. 15